Dans un entretien accordé à TV5, le vice-président du Mouvement Démocratique Libéral (MoDeL), Elhadj Abdoulaye Amie Soumah, s’est exprimé sur la situation du président du parti, Aliou Bah, condamné à deux ans d’emprisonnement pour offense au chef de l’État. Il a d’abord déploré le traitement réservé à de nombreux cadres politiques en Guinée qui, selon lui, paient le prix de leur engagement. « La Guinée a détruit beaucoup de ses cadres. Beaucoup ont perdu leur vie simplement parce qu’ils ont osé dire la vérité ou parce qu’ils ont accepté de conseiller le pouvoir en place. Je n’ai pas peur de le dire. Aliou Bah n’a pas sa place en prison. Le libérer ne serait pas une faiblesse, mais un acte de grandeur. Aujourd’hui, il doit être autour d’une table, pas derrière les barreaux », a déclaré le vice-président du MoDeL.
Pour Abdoulaye Amie Soumah, la condamnation de son leader ne repose pas sur ses propos, mais plutôt sur les craintes qu’il inspire au pouvoir. « Les procédures sont en cours, et nous attendons le signal de la CEDEAO. Mais Aliou Bah n’a pas été condamné pour ce qu’il a dit. Il l’a été pour ce que l’on pense qu’il pourrait dire ou faire. C’est exactement cela. C’est parce que le pouvoir le craint. C’est la seule voie politique alternative possible », a-t-il estimé.
Affirmant que le MoDeL regorge de talents, le vice-président a cependant réitéré que leur choix pour la présidentielle est clair. « Nous pensons qu’Aliou Bah sera libéré, car même la charge retenue contre lui ne peut légalement l’empêcher d’être candidat à la magistrature suprême. Le MoDeL a été créé pour compétir, pour bâtir un pays apaisé, dans un climat qui permet à chaque Guinéen de vivre dignement. Nous avons beaucoup de talents, mais il est notre numéro un. C’est lui que nous allons présenter, c’est lui notre candidat. Et nous pensons que le gouvernement finira par le libérer, car il n’est jamais trop tard pour bien faire », a conclu Elhadj Abdoulaye Amie Soumah.
Mamadou Macka DIALLO
📞 666 660 366


