Fêtes de fin d’année : le gouvernement interdit les feux d’artifice jusqu’au 5 janvier pour préserver l’ordre public 

À l’approche des célébrations de fin d’année, les autorités guinéennes ont décidé de durcir le dispositif sécuritaire. Le gouvernement a officiellement interdit l’usage des feux d’artifice sur l’ensemble du territoire national, une mesure entrée en vigueur le 25 décembre 2025 et valable jusqu’au 5 janvier 2026. L’annonce a été faite à travers un communiqué diffusé à la télévision nationale dans la soirée d’hier jeudi 25 décembre 2025. 

Cette décision émane du Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD), qui justifie cette interdiction par la nécessité de préserver l’ordre public et d’assurer la sécurité des citoyens durant les festivités. Selon les autorités, l’usage incontrôlé des feux d’artifice comporte des risques élevés, tant sur le plan sécuritaire que sur celui de la tranquillité publique. 

Le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, Ibrahima Kalil Condé, a précisé que cette mesure s’inscrit dans une démarche préventive visant à maintenir un climat de calme et de sérénité à l’échelle nationale. Les services de l’État entendent ainsi limiter toute situation susceptible de provoquer des incidents ou des troubles durant cette période marquée par une forte mobilisation des citoyens. 

Cette interdiction intervient dans un contexte particulier, à seulement trois jours de l’élection présidentielle. Pour les autorités, cette proximité avec un scrutin majeur exige une vigilance accrue afin d’éviter toute confusion, panique ou instrumentalisation d’événements festifs pouvant perturber l’environnement sécuritaire. Le gouvernement rappelle que des mesures similaires ont déjà été adoptées par le passé dans des circonstances comparables, notamment lors de périodes électorales sensibles. 

En réaffirmant cette interdiction, l’exécutif appelle les citoyens à faire preuve de responsabilité et de civisme, en privilégiant des célébrations sobres et pacifiques.  

 Ibrahima Bah

Articles similaires