À l’approche de l’élection présidentielle du dimanche 28 décembre, l’Observatoire national autonome de supervision des élections (ONASUR) a annoncé le déploiement de 500 superviseurs sur l’ensemble du territoire national. L’information a été rendue publique par le président de l’institution, Dr Sékou Koureissy Condé, lors d’une conférence de presse tenue vendredi 26 décembre au siège de la Direction générale des élections (DGE).
Selon le président de l’ONASUR, ces superviseurs ont été recrutés et formés spécifiquement à la méthodologie de la supervision électorale, dans le strict respect du cadre légal. Leur mission porte exclusivement sur l’observation et l’évaluation du processus électoral, sans interférence dans le déroulement des opérations de vote. À ce sujet, Dr Sékou Koureissy Condé a précisé : « Les 500 superviseurs que nous avons recrutés, initiés à la méthodologie de la supervision, travaillent sur l’observation, l’évaluation et pas d’intervention. Observer, évaluer, n’intervenir pas. »
Par ailleurs, le président de l’ONASUR a indiqué que le choix des superviseurs repose sur un critère fondamental : la résidence dans la localité de supervision. Une approche qui vise à garantir une meilleure connaissance du terrain et un suivi de proximité du processus électoral. Il a ainsi expliqué. « Les superviseurs que nous avons recrutés, le critère de base a été que le superviseur réside dans la localité de supervision. »
Dans cette dynamique, plusieurs profils socioprofessionnels ont été mobilisés à travers le pays, notamment des diplômés sans emploi, des enseignants ainsi que des infirmiers et infirmières, tous formés aux techniques de supervision électorale. Le président de l’ONASUR a souligné que cette diversité contribue à renforcer l’ancrage citoyen de l’observation électorale. « Donc, les diplômés sans emploi, les enseignants, les infirmiers, infirmières, qui sont dans ces différentes localités, sont formés à la technique de supervision. »
En outre, Dr Sékou Koureissy Condé a rappelé que le déploiement de ces superviseurs s’inscrit dans la mission assignée à l’ONASUR par le législateur, à savoir crédibiliser le processus électoral et assurer la transparence des opérations, depuis la phase préparatoire jusqu’à la proclamation des résultats.
Ainsi, avec la mobilisation de 500 superviseurs sur le terrain, l’ONASUR entend renforcer le contrôle citoyen du scrutin du 28 décembre et contribuer à un climat électoral apaisé. Cette présence territoriale constitue, selon l’institution, un levier essentiel pour rassurer les acteurs politiques, les électeurs et l’opinion publique sur la régularité et la crédibilité du processus électoral.
Ibrahima Bah


