Dans un communiqué rendu public le 30 mars 2026, l’Autorité de Régulation des Postes et Télécommunications (ARPT) a demandé à toute personne physique ou morale exerçant illégalement l’activité de “Wi-Fi zone” de cesser immédiatement et sans délai ses opérations.
L’Union des Consommateurs de Guinée (UCG) s’est saisie de la situation pour tenter de la régler par la voie pacifique. Dans un entretien accordé à notre média ce mardi 7 avril 2026, le président de l’UCG a d’abord reconnu que les distributeurs exercent dans l’illégalité. Par conséquent, il sollicite la publication d’un cahier des charges afin que les distributeurs puissent signer des conventions. Faisant savoir que la structure qu’il dirige a déjà déposé des courriers auprès des autorités et suit activement le dossier.
Notre interlocuteur ne souhaite pas que la situation se complique davantage. Il a adressé des propositions aux autorités compétentes à cet effet. « L’ARPT doit prendre des mesures avec le ministère (des télécommunications) pour ouvrir le marché et dire les modalités à suivre. Nous sommes en train de mener des démarches dans ce sens. Parce que les Wi-Fi zones ont beaucoup aidé les gens. Donc, on ne peut pas accepter parce que ça va être un outil de concurrence en Guinée. Ça peut permettre aux autres opérateurs de diminuer le coût et soulager les consommateurs. Donc, on se bat dans ce sens-là », nous a confié M’Bany Sidibé.
Toutefois, pour éviter d’éventuelles descentes d’agents de l’institution en charge de la régulation des postes et télécommunications dans les quartiers, le président de l’Union des consommateurs apporte des précisions. « Jusqu’à présent, l’interdiction n’a pas été levée. Mais nous avons demandé à l’ARPT de ne pas aller à la recherche des gens, nous nous sommes de faire en sorte qu’on publie le cahier des charges. Donc, il y aura des référentiels. C’est pourquoi, nous avons fait une grande série de communication pour ne pas que l’ARPT amène des équipes dans les quartiers. Aujourd’hui, les gens sont en train de démanteler leurs appareils par précaution. À notre connaissance, il n’y a pas eu des descentes d’abord. Mais nous ferons tout pour que la situation soit régularisée et que ce soit bénéfique pour la Guinée », a-t-il rassuré.
Macka Djaraye DIALLO
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