
Dans son discours, le directeur général de l’Institut a laissé entendre que c’est un institut guinéen au service de la recherche et de la santé publique en Guinée. Selon lui, il se base sur une stratégie du triangle.
Pour l’ambassadeur de France en Guinée et Sierra Léone, cet institut est le début d’une alliance scientifique durable entre la Guinée et la France. « Cet institut, évidemment, a vocation à ce que ce soit les scientifiques guinéens qui prennent les rênes de cet institut, comme ils l’ont fait à Dakar, il n’y a encore pas si longtemps que ça. Cet institut n’est donc pas la fin d’un projet. Il est le début d’une alliance scientifique durable entre nos deux pays. Une alliance fondée sur le respect mutuel, sur la mémoire de tout ce que nous avons traversé ensemble, à toutes ces personnes qui sont mortes aussi de l’Ebola, et à qui il faut rendre l’ultime hommage. Et évidemment, sur la volonté commune d’être prêt pour demain », a indiqué Luc Briard.
La ministre de la santé et de l’hygiène publique parle de l’aboutissement d’une vision partagée.
Le premier ministre a rappelé l’importance qu’a cet institut en plus du volet scientifique. « Au-delà de l’aspect scientifique biomédical, ça concrétise le raffermissement des relations de la Guinée avec la France, fondamentalement c’est cela. Parce que le président Hollande, dans des circonstances particulières où la Guinée se sentait isolée, en proie à une épidémie qui était particulièrement meurtrière, nous avons eu l’apport et la contribution de la République française pour prendre à bras le corps la lutte contre la fièvre hémorragique Ebola. Et cela a permis qu’aujourd’hui que l’Institut Pasteur revienne pour participer à cette mobilisation internationale autour des maladies les plus meurtrières que le monde ait connues ces dernières années », a déclaré Amadou Oury BAH.