Le tribunal de première instance de Mamou a ouvert ce mardi, 12 mai 2026, le procès très attendu de trois agentes de santé poursuivies pour non-assistance à personne en péril, dans le cas tragique d’une femme en état d’accouchement.
Les accusées, Maïmouna Djiba, Cécile Balamou et Maningbè Kandé, ont comparu devant la barre. Les débats, tendus et riches en témoignages, se sont étirés sur plusieurs heures, attirant une foule de curieux et de représentants du secteur médical.
Dans ses revirements percutants, le procureur Maurice Onivogui n’a pas mâché ses mots. Il a plaidé pour une condamnation de Maïmouna Djiba et Cécile Balamou à deux ans d’emprisonnement, dont 23 mois avec sursis, assortis d’une amende de 15 millions de francs guinéens chacune. Pour Maningbè Kandé, il a requis deux ans de prison avec sursis simple et une amende de 10 millions de francs guinéens.
Ces demandes s’appuient sur les articles 117 et 135 du Code pénal guinéen, ainsi que l’article 748 du Code de l’enfant, soulignant la gravité d’une omission qui aurait pu coûter la vie à la mère et à l’enfant.
À l’issue des audiences, le président du tribunal a renvoyé son délibéré au lundi 19 mai 2026, laissant les prévenues et leurs familles dans l’attente d’un verdict qui pourrait marquer le secteur de la santé à Mamou.