Lors d’une conférence de presse tenue ce lundi 28 septembre 2026 à la Maison de la presse (située à La Minière, dans la commune de Dixinn), organisée à l’occasion des 17 ans des événements du 28 septembre 2009, la situation des droits humains et de la liberté d’expression en Guinée a été également abordée. Le président de la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) a d’abord dressé un constat « préoccupant », soulignant notamment les atteintes aux libertés fondamentales. « Le grand constat que nous faisons et la sonnette d’alarme que nous tirons, c’est la restriction de l’espace civique et démocratique en Guinée. Ce sont des mesures prises par les autorités qui portent atteinte aux libertés fondamentales, notamment à la liberté d’expression. Et nous savons bien que sans liberté d’expression, il n’y a pas de démocratie. », a déclaré Maître Alexis Deswaef, évoquant également la dissolution de plusieurs partis politiques en république de Guinée et la fermeture de certains médias.
« Des mesures ont été prises, telles que la dissolution de plusieurs partis politiques, la fermeture ou la suspension de médias dont certains à forte audience, la restriction du droit de réunion ou encore l’interdiction des manifestations pacifiques. À cela s’ajoutent les difficultés rencontrées par les organisations de la société civile pour obtenir un agrément. Ce sont autant de mesures que nous dénonçons », souligne-t-il.
Il a aussi invité le chef du gouvernement à revoir ces décisions. « C’est dans cet esprit de dialogue que nous demandons au Premier ministre de revoir ces décisions et ces mesures », a-t-il insisté.
Il a par ailleurs appelé au respect des droits humains, rappelant qu’il s’agit d’une question centrale.
Mamadou Macka Diallo
666 660 366


